Comment te ressourcer au quotidien pour être un parent bienveillant ?

Cher Parent bienveillant,  

Depuis que ton tout petit – peut être déjà grand – est né, tu en as vécu des choses.

Tu as agrandi ton coeur comme jamais tu n’aurais cru possible.

Tu as survécu à des tempêtes et des naufrages, tu as vécu sans dormir beaucoup des semaines, des mois durant.
Tu t’es découvert des forces que tu n’avais jamais contactées.  

Si, rappelle toi … Rappelle toi de ce long moment où tu l’as attendu(e), rêvé(e)… caressé peut être, dans ton ventre arrondi ou celui de ta compagne. Tu lui parlais, ou peut être tu n’osais pas.  

Puis tu as traversé une belle tempête. Plus ou moins facilement. Peut être comme moi, il y avait des requins et des creux de 10 mètres, tu t’es vue mourir 10 fois. Peut être tu as eu peur, pour toi, pour ton bébé. Pour ta compagne si tu n’as pas accouché toi même. Peut être que tu as surfé sur la vague et qu’elle t’a emmené dans un immense océan d’amour. Peut être pas.  

Rappelle toi de tes premiers instants avec ce tout petit bébé.  Il était si petit ! Je sais, parfois ces premiers instants sont douloureux quand ils se font à travers une couveuse (je verse ma petite larme aussi, pour mon premier… laisse couler tes larmes si elles sont là), quand tout ne se passe pas comme prévu.  

Ou ces premiers instants ont peut être été magiques, hors du temps. Celui d’un être humain qui arrive pour la première fois sur Terre et ouvre les yeux sur ses parents … ces yeux si profonds qu’ils nous font pleurer quand on se plonge dedans. Ces yeux qui disent la confiance, la découverte, une forme de sagesse.  

Tu étais incompétent.e, tu ne le connaissais pas encore, tu ne te connaissais pas encore comme parent, il y avait une vie devant vous qui vous attendait.  

Regarde.

Regarde tout ce que tu as appris depuis… Tu as appris à le connaître, tu as appris ses besoins. Tu as appris à décoder ses mimiques, à lui parler, à l’écouter Tu as appris à organiser ta vie pour laisser de la place à de l’imprévu (coucou la couche pleine au moment du départ ! 😉 ), pour faire de la place à ce petit humain qui en prenait tant ! Peut être que tu as appris à danser avec ta fatigue, tes émotions, pour survivre à ce marasme qui a envahi ta vie dans ses moindres recoins (et ta maison aussi, hein, soyons clairs!).

Peut être même que tu as recommencé et que tu as encore plus appris, ne serais-ce qu’à multiplier ton coeur par deux, trois, quatre…

Peut être même que tu t’apprêtes maintenant à laisser ce petit humain devenu grand s’envoler avec ses propres ailes tout bientôt … et pour ça, tu as dû traverser tant d’émotions contradictoires.  

Wouah. C’est vertigineux, n’est-ce pas?  

Hummmm. Apprécie.

Prends le temps avant de lire la suite. C’est un temps pour toi, rien que pour toi.  

Comment tu te sens ? (n’hésite pas à prendre le temps de me le dire, soit en répondant à ce mail, soit sur le groupe Ose tes couleurs !, avant d’aller plus loin. Je savoure toujours de vous écouter en parler !)  

Voilà.
C’est comme ça que j’aimerais que tu te sentes au quotidien. Quand tu te regardes dans la glace en tant que parent.

Oui je sais.
Il y a des jouets qui trainent peut être partout dans ta maison.
Le linge n’est pas rangé.
Tu voudrais que ça se passe mieux avec l’un de tes enfants. Ou plusieurs. Ou avec la personne qui partage ta vie.
Tu voudrais ne plus leur crier dessus si souvent.
Tu voudrais pouvoir respirer plus dans ton quotidien, tu étouffes sous les « il faut ».
Tu as des cernes peut être grosses comme des valises, et tu pourrais dormir 7 jours d’affilée sans problème.
Ou tu te sens comme tiré.e à 4 épingles tel un insecte sur un tapis de liège sous la loupe d’un biologiste, entre tes enfants, ton boulot, ton couple, ta vie de femme ou d’homme. Pas très glamour.

Hum. C’est difficile dans ces circonstances de voir la beauté dans tout ça.
Etre parent….
C’est avoir en permanence un beau bazar dans sa vie et apprendre à regarder ça avec des yeux amoureux malgré tout.
Pour quoi faire ?

Parce que c’est une des clés pour te ressourcer quotidiennement.
Pour retrouver de l’énergie, pour te sentir mieux.
Pour accompagner tes enfants selon tes valeurs éducatives.

Oh, biensûr, ce n’est pas la seule. Elle n’est pas suffisante.
Mais celle là n’est pas la moins puissante. Loin de là.

Tu es le capitaine de ton navire. C’est toi qui vois le cap et qui décides de la direction à prendre. C’est toi qui vois au loin, les paysages rêvés où tu veux aller.

Seulement, si à chaque fois que tu essuies une tempête, que tu évites un iceberg, que tu gères une avarie, tu continues comme si c’était complètement normal…. tu hausses les épaules en disant : les autres le font aussi… tu n’oses pas dire combien tu es fièr.e de toi parce que ça ne se fait pas, ou ça fait crâneur…

Alors tu n’apprends rien et tu ne capitalises pas sur ton expérience et tes apprentissages. Et du coup, à chaque fois que tu rencontres un nouvel obstacle, tu recommences presque à zéro, tu ne vois pas ton navire avancer, tu es plutôt comme un navire de fortune ballotté au gré des vagues. Sans gouvernail. Tu n’avances pas tellement. Tu ne gonfles pas tes belles voiles, celles qui te feraient avancer tellement plus vite !

Ce qui te fais avancer, c’est les défis que tu rencontres et que tu surmontes.
Mais …
Seulement si tu es en mesure de voir comment tu as grandi.e à chaque fois, comment ta vision s’est modifiée, comment ton navire s’est fortifié au passage.

Alors je t’invite à regarder à la fois : – au loin, là où tu voudrais déjà être (c’est important aussi d’avoir un cap, de regarder le parent ou l’humain que tu voudrais être), ET – derrière toi, tout ce que tu as déjà accompli. Tout, ça veut dire depuis la naissance de tes enfants, mais aussi AUJOURD’HUI, hier, la semaine dernière, le mois dernier, depuis un an.

Tu vois, avant je ne le faisais pas non plus. Et du coup je me sentais toujours mal, parce que pas encore là où je voulais aller. Il y avait toujours un décalage entre la meilleure version de moi même, et moi comme je suis réellement. Ma vie n’était jamais assez bien. Ma relation avec mes enfants, je faisais de mon mieux mais je voyais surtout les moment où je n’y arrivais pas comme je voulais et je ressentais pas mal de culpabilité Dans mon cas s’ajoute la pensée : « comment peux tu OSER accompagner des parents sur leur chemin si toi même tu n’arrives même pas à faire cela? ». Il m’a fallu du temps (et de l’accompagnement et de la supervision 😉 ) pour comprendre que c’est justement parce que je vivais la même chose ET que j’avais appris à le surmonter, à résoudre mes difficultés au fur et à mesure qu’elles se présentent (et non pas tout d’emblée) que je pouvais être une bonne accompagnante.

Regarder juste devant, c’est la meilleure option pour se dévaloriser, se comparer aux autres (bah oui du coup tu ne vois QUE ceux qui sont devant toi sur le chemin), se décourager…

Alors, prends tu le temps de regarder tout ce que tu as accompli, tes petites comme tes grandes victoires?  

Je n’ai pas écrit « prendre le temps » par hasard.
Non.

Si tu n’as pas un temps dédié à cela dans ton agenda, crois moi, tu ne le feras jamais. Ou bien si, les 4 premiers jours, avant de tomber dans l’oubli de tes méandres quotidiens.   Alors je t’invite à regonfler tes voiles chaque jour en regardant tes petites victoires, celles dont tu es fier.e, même la plus petite chose que tu as fait différemment et qui est le premier pas vers autre chose. A prendre un temps planifié pour toi, pour regarder avec recul le chemin que tu as tracé aujourd’hui, comment tu as avancé vers tes désirs. Et ça tu  ne peux pas le faire si tu es en permanence le nez dans le guidon. Ile te faut des temps de recul. Ton temps de douche, une petite balade, un petit somme, un temps de respiration seul.e au parc ou dans ton jardin ou dans la forêt, une balade avec ton chien, une méditation, un temps où tu fais du sport seule, même un moment seule au volant peut être le bon moment pour toi si tu n’as pas d’autres distractions, un temps en buvant une bonne tisane, seule … ce qui te parle le plus. Coupe tes écrans et prends le temps de regarder cela juste pour toi. C’est quoi ma victoire du jour ? De la semaine ?  

Ce que tu as mis en place avec tes enfants  n’a pas fonctionné ?


Ce n’est pas grave. Regarde pour l’instant le processus, ce que toi tu as mis en place.


Tu as fait un pas dans la direction que tu as choisie. C’est déjà beaucoup !  

Regarder tes victoires, c’est aussi ce qui te libèrera du regard d’autrui. Ca te rendra solide face aux jugements, aux critiques, aux conseils non avenus, avec le temps. Untel te critique parce que tu t’énerves avec tes enfants en fin de journée, ou parce que que tu n’es pas assez ferme à son goût avec tes enfants? Ou parce que tu prends du temps pour toi? Si tu es connectée à tout ce que tu as réussi, ça te touchera beaucoup moins. Car tu sais que tu es en chemin et tu vois ce que tu réussis déjà.   Et en même temps ça te donnera une base solide pour accepter la critique quand elle peut réellement t’aider. Parce que tu es solidement ancré.e sur ton socle.  

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Biensûr, il y a bien d’autres choses qui peuvent t’aider à te ressourcer dans ton quotidien, à organiser ton quotidien pour qu’il réponde à tes besoins et ceux de tes enfants, et à résoudre tes difficultés face aux conflits, aux crises.   J’ai plein d’autres outils dans ma besace, j’ai hâte de les partager avec toi.

  Prendre un rdv gratuit de 30 min  

Je te souhaite une belle croisière pour cette semaine, tes voiles gonflées à bloc. J’ai hâte de savoir ce que tu vivras en tentant cette expérience !

A très bientôt,

Flore

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