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On voudrait que tout change d’un coup. Rapidement.

C’est long quand ça ne va pas…

C’est dur.

C’est vrai !

Il y a une sorte d’urgence à guérir, à changer.

C’est normal.

C’est aussi notre culture qui veut ça.

On veut de l’efficacité !

On veut du changement maintenant !

~

Et puis il y a le temps nécessaire.

Le temps qui permet de se sentir vraiment en sécurité avec une nouvelle personne, devant vous, qui est thérapeute.

Le temps qui permet de vérifier qu’on ne va pas ENCORE une fois être jugé. Que cette fois, on est accueilli avec tout ce qui est là. Même la rage. Même la honte.

Le temps qui permet d’apprivoiser une nouvelle façon de travailler. Parce que non vous n’allez pas vous contenter de parler et raconter, et rester enfermée dans votre mental.

Le temps qui permet de créer un lien.

Soutenant, sécure, bienveillant, cocon.

Le temps qui permet de commencer par tout petits pas, les plus petits possibles. Petits pas qui ouvriront la porte à des pas plus grands.

Le temps qui permet de connecter à sa vulnérabilité en se sentant en sécurité. En parfaite sécurité. Pas évident, n’est-ce pas ?

Le temps d’apprivoiser, de s’offrir du temps, de goûter aux améliorations, d’apprendre à jouer avec de nouvelles sensations.

Respirons ….

Le temps qu’on n’a pas eu, finalement, plus tôt. Quand tout était urgent et qu’on n’a même pas eu le temps de réaliser.

~

J’aimerais tellement avoir une baguette magique pour réaliser ça en une séance….

Mais ça serait tellement à côté de la plaque et de la réalité !

La réalité, c’est que 2, 5, 10, 20, 40 ans de vie avec un ou des !) traumatisme (s) ne s’effacent pas en 3 séances.

Et que notre cerveau a besoin de temps pour changer. Pour remodeler nos circuits en profondeur, en particulier ceux de la mémoire procédurale, qui ne bougent pas en quelques heures.

Et très souvent, il a besoin de quelquechose d’unique : le lien.

Entre deux êtres humains. Un lien spécial qui permet de réparer.

Et le lien, ça ne se crée pas d’un coup de baguette magique. Surtout quand on a 40 ans de relations compliquées, voire pires, derrière soi….

Si vous croyez avoir changé un trauma ancien en une séance, vous vous fourvoyez très probablement : le trauma n’a pas disparu, il s’est juste mieux caché.

Même pour un choc simple et récent il faut généralement plusieurs séances…

Oui, il faut du temps pour construire sa solidité intérieure, apaiser les émotions et ses traumas. Mais ce n’est pas du temps perdu.

Et c’est très bien ainsi, finalement : ça nous réapprend quelque chose d’essentiel, prendre le temps, ralentir, et être là quand même.

Se laisser le temps du changement.

Apprivoiser le désagréable comme l’agréable.

Tolérer plus de choses, et ainsi agrandir sa fenêtre de tolérance.

Et vous, est-ce que vous vous donnez le temps ?

🙂

Envie de tester ?

Avec amour,

Flore

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Vous perdez complètement vos moyens face à certaines personnes ?

👉 Vous vous retrouvez en réunion face à un chef, et d’un seul coup, vous vous sentez dans la confusion. Vous faites face, mais vous bafouillez, avec des paroles incohérentes.

👉Vous êtes face à un client / une usagère, et d’un seul coup, vous vous sentez extrêmement agité.e intérieurement. Cette personne vous met mal à l’aise et vous perdez vos moyens. Une fois l’entrevue terminée, vous vous effondrez. Vous ne comprenez pas pourquoi.

Est-ce que cela vous est déjà arrivé ?

Il est totalement normal de vivre cela à certains moments de sa vie professionnelle, et il y a une bonne raison neurologique.

On a souvent tendance à s’accuser, à se reprocher de ne pas y arriver. Cela peut même contribuer à se dire qu’on est nul.le, incompétente et faire baisser l’estime de soi.

🧠 Et si la raison était ailleurs ?

Ce qui déclenche ce genre de problème, c’est votre neuroception.

Votre neuroception, c’est tout ce que votre cerveau perçoit dans l’environnement de façon inconsciente.

Et votre système nerveux, ensuite, analyse si c’est dangereux ou pas.

Problème : il se base sur TOUTE votre expérience de vie pour déterminer si c’est dangereux ou pas. Même quand vous étiez enfant, et sans défense.

Et il ne fait pas dans la dentelle.

Il arrive souvent qu’une personne ressemble à quelqu’un que nous avons connu plus jeune.

Une personne qui nous a fait passer un sale moment, nous a terrorisé régulièrement, ou pire. Un enseignant, un parent, un camarade de classe, un agresseur …

Quand vous êtes face à cette personne, votre système croit reconnaître du danger.

Et vous fait donc immédiatement passer dans un mode de défense : celui que vous avez dû adopter enfant. En général, l’immobilisation et le figement.

Cet état génère de la confusion mentale, et une incapacité à communiquer clairement.

Ce n’est pas du tout sous le contrôle de la volonté, car c’est le système nerveux autonome qui gère ça (entre autre).

Ça arrive à beaucoup de gens, et c’est une réaction normale quand on n’a pas pu se libérer du figement d’origine.

Et vous, est-ce que ça vous est déjà arrivé ?

(moi oui ! 🙂 )